Sur les flots
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PORTRAIT
Véritable passionné de nautisme, Florian Le Reun est un enfant du Pays bigouden. Il a grandi sur les pontons de Loctudy, au rythme de la mer et des bateaux. Aujourd’hui à la barre de Sur les flots, clin d’oeil à son prénom et à son univers, il pilote selon lui, “le plus beau bureau flottant” au plus près de ceux qui veulent prendre le large.
D’où vient votre passion pour la mer et le nautisme ?
Je baigne dans le nautisme depuis toujours. Je suis issu d’une famille de marins pêcheurs et mon père tenait une agence de location de bateaux à Loctudy. J’ai littéralement grandi sur l’eau, en poussette à bord. Très tôt, j’ai pris goût à la navigation : c’est un sentiment de liberté que je ne retrouve nulle part ailleurs.
Je me suis naturellement orienté vers ce milieu, avec un bac pro en mécanique marine au lycée Saint-Gabriel à Pont-l’Abbé, puis un BTS technico-commercial à Granville. Depuis, j’ai toujours travaillé dans le nautisme, en passant par la mécanique, la réparation, la vente, au travers de la gestion d’atelier ou encore la responsabilité de magasin.
Mon parcours m’a amené à voguer de Dinard à Arradon dans le Morbihan, avec toujours cette envie de revenir à mon port d’attache, dans le Pays bigouden sud. Ce sont mes racines. Vivre ici, dans ce cadre, c’est une chance.
Comment vous a-t-elle menée jusqu’à sur les flots ?
J’ai toujours eu un esprit entrepreneurial, avec l’envie de monter mon propre projet. Je cherchais justement une affaire à reprendre dans le coin quand l’opportunité de la Baleine Blanche s’est présentée. Je connaissais le propriétaire, et ça a été une évidence. Un retour aux sources et un véritable coup de cœur pour ce bureau sur l’eau dans le port de Sainte-Marine. Tout s’est enchaîné très vite. J’ai démissionné de mon poste dans le Morbihan. On a signé le 18 avril 2025, la veille de mon anniversaire, pour une ouverture le 1er mai. Je n’ai pas chômé depuis, notamment avec le renouvellement de la flotte.
C’est un projet dont je rêvais, et aujourd’hui je le vis. C’est parfois vertigineux avec les investissements que cela représente, mais le plaisir est immense. Ce que je cherchais aussi, c’était retrouver le contact client. Voir les gens revenir avec le sourire après une sortie en mer, savoir que j’ai contribué à créer des souvenirs en famille ou entre amis, c’est vraiment grisant.
Quelles prestations proposez-vous ?
Je propose principalement de la location de bateaux, avec une flotte d’une quinzaine d’embarcations, de 6 à 250 chevaux, du semi-rigide au timonier, jusqu’au bateau sans permis. C’est d’ailleurs une offre qui manquait sur le territoire et qui fonctionne très bien, notamment pour découvrir l’Odet de manière simple et accessible.
Je propose aussi des équipements pour compléter l’expérience : bouée tractée, wakeboard, ski nautique. L’idée, c’est vraiment de permettre aux gens de profiter pleinement de leur sortie en mer. Les locations se font à la demi-journée, à la journée, et même en soirée. Cette formule jusqu’à 21 h 30 de fin avril à fin août plaît beaucoup, surtout pour ceux qui veulent profiter d’un coucher de soleil sur l’eau.
J’ai également mis en place une formule d’abonnement annuel liberty pass, qui permet un usage du bateau toute l’année en illimité, partagé entre six co-utilisateurs maximum. La réservation se fait facilement en ligne, via une application.
Enfin, je propose le permis côtier. Les cours théoriques ont lieu aux Bigouden Makers à Pont-l’Abbé, et la pratique se fait sur mon bateau école.
Comment gérez-vous la saisonnalité de votre activité ?
Je travaille essentiellement seul, mais cette année, je recrute deux saisonniers pour assurer le pic d’activité, notamment de mi-juillet à mi-août. C’est une période très intense, où il faut être présent sur tous les fronts 7 jours sur 7.
Mais l’activité ne s’arrête pas à la saison, qui s’étend globalement d’avril à octobre. En réalité, je suis occupé toute l’année. Une fois la saison terminée, je passe sur une autre phase : l’entretien et la réparation de la flotte. C’est quelque chose que je gère moi-même, grâce à mon parcours en mécanique marine.
C’est un rythme différent, mais tout aussi important. Ça me permet de préparer la saison suivante dans de bonnes conditions et de repartir avec du matériel fiable.
Comment voyez-vous évoluer le secteur du nautisme dans les années à venir ?
Je suis plutôt confiant même si la crise du carburant reste une source d’inquiétude.
La navigation en semi-rigide reste très demandée, c’est simple et accessible, et les demandes de permis côtier se maintiennent au niveau national. On a à la fois une forte clientèle touristique et de plus en plus de locaux qui veulent profiter de la mer, notamment de l’archipel des Glénan. Je constate aussi que les clients sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales. Je suis labellisé ambassadeur de la réserve naturelle des Glénan et j’essaie de sensibiliser les clients au respect du site, notamment en les incitant à utiliser les mouillages écologiques mis en place.
Avez-vous des coups de cœur bigoudens à partager ?
Nous y sommes à l’instant, vous ne trouvez pas ? Je crois pouvoir dire que j’ai le plus beau bureau flottant de Cornouaille. Le port de Sainte-Marine est une pépite, surtout le matin. Il y règne un calme, une sérénité particulière. C’est magique : les lumières, le silence, la vue sur les bateaux et les commerces, cette transition douce entre la mer et l’Odet.
J’aime aussi le contraste de Pors Carn, avec son charme plus sauvage. C’est une plage plus mouvementée, qui donne vraiment le sentiment d’appel du large. Ces deux ambiances résument bien ce que j’aime ici : la douceur et l’énergie de la mer.
Sinon, vous êtes plutôt ?
Sortie en mer au lever du jour ou apéro face au port au coucher du soleil ?
Pas facile ! Je dirais quand même l’apéritif au coucher du soleil. C’est ce moment qui marque la fin de la journée, une forme de respiration. Mais la quiétude du matin sur le port de Sainte-Marine reste aussi un instant exceptionnel, presque suspendu.
Navigation sportive ou mouillage tranquille ?
Je suis plutôt adepte de la vitesse. Je n’ai plus beaucoup de temps pour naviguer personnellement, alors j’apprécie quand je peux tester les performances de mes bateaux. Ça me permet de profiter autrement, de ressentir ce sentiment de liberté qui m’a toujours attiré dans la mer.
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