La Chaumière 

 

  1. Accueil
  2.  | 
  3. Ils se sont ancrés
  4.  | La Chaumière
Carte interactive

PORTRAIT

Il y a des lieux qui ont marqué toute une génération et la Chaumière en fait partie. Ancienne boîte de nuit emblématique du Pays bigouden, Erwan Le Bleis, jeune autodidacte de la restauration, lui a donné une nouvelle vie en bar-restaurant de plage. Entre ambiance conviviale, cuisine de saison, il réussit à concilier histoire du lieu et modernité, pour en faire un rendez-vous incontournable en sortie de plage, toute l’année.

 

Nouvelle-Zélande, Amsterdam, Paris, votre parcours vous a fait voyager et pourtant, c’est à Combrit que vous avez jeté l’ancre. Racontez-nous.

J’ai grandi entre Quimper et Loctudy. Après le bac, j’ai un peu cherché ma voie : STAPS, puis une école de kiné avant de partir en Nouvelle-Zélande, où j’ai travaillé en restauration. J’ai ensuite posé mes valises à Amsterdam pour me former aux cocktails.

De retour en Bretagne, j’ai travaillé deux ans au pub Finnegans à Quimper. J’ai eu un vrai coup de cœur pour le métier de la restauration.
J’ai aussi eu d’autres expériences dans le Var et à Paris, avant de revenir ici.

Depuis toujours, je voulais entreprendre dans le Pays bigouden. Pour moi, entreprendre, c’est la liberté : pouvoir porter ma vision et proposer de bonnes conditions de travail à mes équipes.
Et puis, ici, il y a une aura particulière, un état d’esprit, un rythme, une énergie qu’on ne retrouve pas ailleurs.

Comment avez-vous monté le projet de reprise de la Chaumière ?

Plusieurs projets étaient tombés à l’eau avant que je découvre cette vente sur le site de petites annonces leboncoin. J’ai été séduit par le côté nostalgique et l’envie de redonner vie à cet établissement emblématique. Cela permettait aussi de pérenniser une activité bar-restaurant toute l’année et de cultiver un lieu social et populaire.

Ça n’a pas été simple : quatre refus bancaires, ma jeunesse et ma sécurité financière faisaient peur. Mais je n’ai pas baissé les bras et, grâce à mon ancien patron du Finnegans, qui a accepté de s’associer, j’ai enfin obtenu un prêt. J’ai été surpris par toutes les aides possibles, même si les dossiers peuvent sembler effrayants, j’ai pu bénéficier du Pass commerce et artisanat, d’Initiative Cornouaille et d’un prêt BPI pour me lancer.

Cinq mois de travaux plus tard, la Chaumière reprenait vie. J’ai tenu à garder l’âme du lieu avec le bar, l’estrade, la cheminée, tout en refaisant ouvertures, peintures et déco.

Quel est l’esprit de la Chaumière ?

Pour moi, la Chaumière, c’est un lieu multifacette. Le midi, on propose une offre de brasserie de plage le midi et tapas et planches à partager le soir, dans un esprit “sortie de plage à toute heure”. En été, nous sommes ouverts en continu de 11 h à 23 h pour que chacun puisse venir prendre un verre, un goûter ou un repas sans contrainte horaire. L’idée, c’est vraiment d’accueillir tout le monde et de créer un lieu de détente et de convivialité.

Côté cuisine, je travaille avec des produits frais, de saison et locaux. On adapte nos plats selon la saison pour garder la carte vivante et surprenante. Parmi nos signatures, il y a le cochon de lait entier, cuit lentement et servi avec des légumes de saison, qui plaît beaucoup. Cette attention à la qualité et au goût nous a valu d’être référencés par le guide Gault et Millau Bretagne.

Le défi était de respecter l’histoire du lieu tout en lui donnant une nouvelle vie, de stabiliser l’établissement et de proposer des tarifs accessibles. Je pense que nous avons trouvé un bel équilibre, même s’il reste toujours des choses à améliorer.

Comment gérez-vous l’activité saisonnière ?

Nous sommes dans un secteur très touristique, donc l’été on tourne à plein régime, avec une équipe qui passe de 12 personnes à seulement 2 l’hiver, et une capacité d’accueil combinée entre la terrasse et l’intérieur de 11 h à minuit. Les journées sont intenses, en flux tendu, mais c’est aussi très stimulant. En hiver, l’ambiance devient plus intimiste, avec une ouverture seulement le week-end et une clientèle très locale. On peut vraiment prendre le temps avec les gens, autour d’une raclette, d’une fondue et d’un feu de cheminée. C’est un peu comme à la maison. La taille humaine du lieu et cette convivialité permettent aussi de proposer des privatisations pour particuliers ou entreprises.

Mon objectif a toujours été de proposer une offre toute l’année en gardant le lieu vivant. Après deux ans, on arrive à rester rentable même en basse saison, ce qui est en réalité une belle récompense pour l’équipe.

Quels conseils donneriez-vous à de futurs entrepreneurs ?

Mon premier conseil, c’est de ne pas s’arrêter à la première porte fermée. Même si le projet paraît difficile ou qu’il y a un gros gap à franchir, ça vaut vraiment le coup de s’accrocher et de persévérer. Il ne faut pas se laisser paralyser par la peur de l’échec ou rester attaché à la sécurité du salaire. Tentez l’aventure !

Pour moi, entreprendre, c’est un vrai ascenseur social, mais aussi un sentiment d’accomplissement et de liberté qu’on ne retrouve pas ailleurs. Alors, foncez et croyez en votre projet !

Quels sont vos coups de coeur bigoudens ?

J’adore le café local à Combrit. Il a ce côté authentique, installé dans un vieux corps de ferme, et c’est une affaire de famille. Pour moi, c’est un peu le poumon de la jeunesse bigoudène : agréable, safe, convivial et on peut même y prendre des cours de salsa ou profiter d’une soirée DJ !

Sinon, j’aime beaucoup emprunter le chemin des douaniers, de la plage de Kermor jusqu’à Sainte-Marine. C’est un coin sympa, agréable, entre mer et forêt, pas trop construit, parfait pour se balader et profiter de l’énergie du Pays bigouden.

Et sinon, vous êtes plutôt crêpe ou kouign ?

Crêpe ! Elle offre tellement plus de possibilités. Sucrée ou salée, on peut vraiment tout imaginer, et c’est toujours un plaisir à partager.

Pass commerce et artisanat

Le Pass commerce et artisanat (PCA) est un dispositif d’aide directe à la création, la reprise, le développement et la modernisation des petites entreprises commerciales et artisanales.
Cofinancée par la communauté de communes du Pays bigouden sud (CCPBS) et la région Bretagne, cette aide vise à dynamiser l’activité économique dans les centralités du territoire.
– 165 entreprises ont bénéficié du PCA depuis le lancement du dispositif.
– 17 entreprises ont bénéficié du dispositif en 2025 pour un montant total versé de 111 766 €.

> En savoir plus

La Chaumière

11 chemin des douaniers – 29120 Sainte-Marine
02 90 41 76 80

Instagram // Facebook // Site internet // Mail

Crédits photos : Benjamin Colombel, CCPBS, Sophie Peuziat

Contactez-nous

3 + 9 =

En cliquant sur "Envoyer", vous acceptez de fournir les informations permettant qu'une réponse vous soit délivrée et que votre demande soit traitée. Pour en savoir plus, consultez notre Politique de confidentialité.

 

Le portail économique de la communauté de communes du Pays bigouden sud

Logo de la communauté de communes du Pays bigouden sud

Contact

17 Rue Raymonde-Folgoas-Guillou 29120 Pont-l'Abbé

02 98 87 14 42