Coprexma 

 

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PORTRAIT

Globe-trotteur de la construction navale, Guillaume a sillonné l’Afrique, l’Asie et l’Europe avant de revenir aux sources. À Pont-l’Abbé, il reprend le bureau d’étude Coprexma pour conjuguer savoir-faire, innovation, esprit d’équipe et vie de famille.

Pourquoi avez-vous jeté l’ancre à Pont-l’Abbé ?

Je suis brestois, avec des attaches fortes en Finistère sud. J’y viens en vacances depuis tout petit. La mer a toujours fait partie de ma vie : mon père et mon arrière-grand-père étaient capitaines dans la marine marchande, autant dire que je suis tombé dedans très tôt.

Après une école de commerce, un diplôme d’architecte navale en poche et des stages dans le nautisme, je me suis vite orienté vers la technique et l’ingénierie. Formé aux chantiers navals de Saint-Nazaire, j’ai ensuite mis les voiles à l’international. Pendant 25 ans, j’ai travaillé dans la construction navale en Afrique, en Indonésie, en Chine ou encore au Vietnam.

À un moment, le retour en France s’est imposé. Il y a huit ans, j’ai ressenti le besoin de revenir aux sources, notamment pour que nos enfants connaissent leurs racines. J’aime beaucoup cette phrase de Saint-Exupéry : « On est du jardin où l’on a grandi. »

J’ai pris une année sabbatique pour réfléchir à la suite, et puis le Covid est passé par là. Il nous a confortés dans une évidence : on était bien ici. Alors on est restés. J’ai commencé à travailler sur un projet de reprise dans le secteur maritime en Bretagne. Une démarche qui demande du temps : rencontrer, se faire connaître, construire un réseau, etc. En attendant, j’ai réalisé des missions de conseil.

Aujourd’hui, on se sent pleinement chez nous. L’intégration prend parfois plus de temps qu’à l’étranger, mais ici les relations sont sincères, durables, profondément ancrées.

Comment Coprexma est entré dans votre radar ?

Quand je suis revenu en Bretagne, je savais que je voulais rester dans la construction navale, mais dans un cadre plus local. Je voulais mettre mon expérience au service d’une structure à taille humaine. Le milieu est petit, tout le monde se connaît. Le réseau et le bouche-à-oreille ont fait leur travail et m’ont permis de rencontrer Jean-François Ansquer.

Les choses se sont ensuite mises en place progressivement. Le processus administratif a pris du temps, mais mon expérience et mon parcours ont rassuré les banques et permis de sécuriser l’emprunt. Depuis le printemps 2025, l’aventure Coprexma est officiellement lancée.

Ce qui a été déterminant, c’est la rencontre avec l’équipe. Créer du lien, comprendre la culture de l’entreprise, et surtout assurer un vrai tuilage avec Jean-François, qui reste présent jusqu’à son départ en retraite. Cet accompagnement est très plaisant : il y a un vrai partage de savoirs, une transmission naturelle, et une continuité qui fait sens.

Qu’est-ce qui fait la force de votre équipe ?

Coprexma conçoit tout ce qui flotte jusqu’à 40 mètres : transport de passagers, bateaux de travail, navires spécialisés, etc. Depuis 40 ans, l’entreprise jouit d’une excellente réputation, portée par un vrai savoir-faire artisanal et une écoute attentive du client. Plus de 600 navires ont été conçus dans le bureau d’étude.

Nous sommes une petite équipe de huit personnes, dont deux alternants. La stabilité de l’équipe et la maîtrise des codes réglementaires sont nos leitmotivs. L’ambiance est agréable, l’équilibre humain essentiel : ici, travailler rime avec confiance et partage.

Notre force ? Être à la fois profondément ancrés sur le territoire et ouverts sur le monde, à notre image ! Nous intervenons sur le marché local, mais aussi dans toute la France, et un peu à l’étranger, notamment dans l’océan Indien. Avec mon expérience internationale, j’ai envie de développer davantage cette dimension export.

La marque de fabrique reste la même : un accompagnement personnalisé, réactif, et un vrai goût du travail bien fait.

Comment abordez-vous l’innovation dans la construction navale ?

Pour moi, l’innovation commence par la curiosité et la pro-activité. Le vrai challenge, c’est d’assurer la transition énergétique des navires, qu’ils soient de pêche, marchands ou de transport, tout en restant simples à utiliser. L’hybridation en fait partie, mais il faut aussi regarder ce qui se fait ailleurs et créer des passerelles : par exemple, transposer des technologies de l’automobile vers le nautisme.

Pour concrétiser cette démarche, nous avons lancé le projet Wisamo en partenariat avec Michelin. Il consiste à équiper des navires de pêche d’une voile gonflable en complément du moteur. La phase d’étude a été concluante et nous sommes maintenant en cours de réalisation à Lorient. Ce projet nous a valu d’être lauréat du trophée de la transition lors du salon Itechmer à Lorient

L’innovation ne doit jamais compliquer la vie : elle doit être efficace, pratique et permettre à nos clients d’accéder à des navires plus verts sans contraintes supplémentaires.

Vous avez une alliée de taille à la barre ?

Mon épouse, Anne m’a toujours suivi, avec les enfants, dans tous mes projets. Elle s’est adaptée à chaque étape : infirmière de formation, elle a été professeure des écoles, antiquaire, assistant de vie scolaire, etc. jusqu’à monter une école pour nos enfants et ceux des expatriés sur l’île de Batam.

À notre retour en France, son implication dans Coprexma s’est faite naturellement. Elle s’est formée à la comptabilité et à la gestion humaine. Elle assure aujourd’hui toute la partie administrative et le suivi des équipes. La recette fonctionne : complémentarité et confiance sont nos piliers.

Le vrai challenge c’est de réussir à préserver des temps de coupures à la maison !

Avez-vous des coups de cœur à partager ?

On est très routiniers ! Tous les midis, on va au Marigny à Pont-l’Abbé. La terrasse ensoleillée, l’ambiance, le patron et le personnel, etc, tout est parfait. On est devenu des habitués, on ne nous demande même plus si on veut un café long ou court !

Pour des déjeuners professionnels, Le Quinze, à quelques pas, est une très bonne adresse.

Et sinon, vous êtes plutôt ?

Caramel ou satay ? Caramel au beurre salé, sans hésiter ! J’adore les lichouseries, même si je suis séduit par la richesse gastronomique et les saveurs de l’Asie.

Reprise-transmission

Vous avez une idée, un projet de création ou de reprise en Pays bigouden sud ?

Pour mettre toutes les chances de votre côté, la CCPBS et ses partenaires vous accompagnent pas à pas pour construire et à consolider votre projet.
En reprenant la clientèle, les locaux, les équipements, la reprise peut s’avérer plus intéressante que de créer une entreprise de toute pièce. Même si la reprise est plus lourde en termes de financement, elle offre de fortes probabilités de réussite (de 95 à 100 %, contre 60 % pour une création).

Coprexma

2 rue Menhir – Pont-l’Abbé
02 98 82 47 71

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Crédits photos : Claire Marion, Coprexma

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